Vendredi 15 février, j
’ai procédé à l’inauguration de la première permanence numérique du département !
Une adresse d’un genre nouveau, accessible à tous.
Le principe est simple. Entre 11h30 et 13h, j’ai répondu en direct aux questions des habitants à travers un « chat » sur
internet.
Pour tous ceux que je n’ai pas encore eu l’occasion de rencontrer sur le terrain, c’était l’occasion d’échanger sur l’avenir de notre quartier :
logement, pouvoir d’achat, sécurité, emploi, qualité de vie.
Rendez-vous dimanche 17 février entre 11h et 12h30 pour échanger à nouveau au sein de ma permanence numérique à l’adresse suivante :
hermeline66@live.fr
Voici les questions des internautes qui m'ont été posées aujourd'hui ainsi que mes réponses.
1. Hermeline, je vous connais comme écologiste. Pourquoi vous présentez-vous sous l’étiquette socialiste
Mon itinéraire politique m’a permis de forger des convictions solides. J’ai eu la chance de grandir à la campagne, où mon entourage m’a sensibilisée à la protection
de la nature. Après des études de biologie, je me suis engagée dans l’écologie politique.
Mon état d’esprit s’est résolument forgé à gauche. Après plus de
quinze ans d’engagement politique à gauche, notamment chez les Verts aux côtés d’Yves Pietrasanta, actuel conseiller régional, et Noël Mamère, j’ai adhéré au Parti Socialiste qui a intégré dans
son action les idées de développement durable et équitable auxquelles je crois. J’ai été élue conseillère municipale à Meaux puis j’ai laissé ma place lorsque j’ai quitté la ville pour des
raisons professionnelles : il est important pour moi d’être élue là où je vis quotidiennement. Mon engagement sous l’étiquette socialiste ne doit rien au hasard. C’est un aboutissement
logique.
2. La campagne démarre à peine. Que comptez-vous faire ?
C’est vrai que les medias commencent à peine à parler de la campagne mais je peux vous assurer que la mienne a débuté depuis longtemps. J’ai commencé ma campagne par une carte de vœux pour la nouvelle année à l’attention de tous les habitants du canton. Ils l’ont bien reçue, puisqu’ils m’interpellent dans la rue pour me saluer. Depuis quelques semaines, je sillonne sans relâche les rues et les immeubles du canton. Je suis très bien accueillie par de nombreuses personnes, qui attendent manifestement un renouveau et une féminisation de la vie politique locale. Entre les habitants du canton et moi, « le courant passe ». J’ai organisé mercredi 13 février ma première réunion publique. Beaucoup d’habitants sont venus poser des questions car notre quartier vit un immense changement. La prochaine réunion aura lieu le jeudi 28 février à la salle de l’annexe mairie à Saint-Assiscle à 18h30. Il est temps de parler des préoccupations concrètes : logement, pouvoir d’achat, sécurité, emploi, qualité de vie, autrement dit tout ce qui nous préoccupe au quotidien. Je suis en permanence à l’écoute des habitants à travers les rencontres dans le quartier, les commentaires déposés sur mon blog (www.hermeline66.net) et mes permanences téléphoniques sur mon portable.

3. En 2001, j’ai voté pour un candidat de droite mais rien ne s’est passé depuis. Je veux quelqu’un d’efficace. Donnez-moi envie de voter pour vous
Oui, vous avez sans doute l’impression d’avoir perdu 7 ans ! J’ai le même sentiment que vous. C’est pourquoi il faut saisir ces élections comme une chance de
faire changer les choses qui ne vont pas ! Pour être efficace, il faut bien connaître son sujet. Je vis à Saint Assiscle avec ma famille depuis plusieurs années. J’y fais mes courses
quotidiennement, nous y avons des amis, et je m’implique dans la vie du quartier depuis le début. Mes enfants aiment vivre dans ce quartier, ils s’y sentent chez eux, et participent à de
nombreuses activités sportives et culturelles. J’ai été représentante des parents d’élèves de l’école d’Alembert.
Il me paraît évident de m’engager ici et
maintenant pour ce lieu que je connais et auquel je suis très attachée. Maintenant, face à la détérioration de notre niveau de vie au quotidien, à laquelle le candidat UMP sortant ne semble pas
être sensible, je me sens responsable envers mes enfants et les générations futures, et je ne peux pas me résigner à ne rien faire. Je veux prouver qu’en mutualisant nos énergies, nous pouvons
faire évoluer la vie quotidienne de nos quartiers, pour le bien- être et la tranquillité de tous. Je veux, avec l’ensemble des habitants du canton, relever ce défi et soutenir la majorité
départementale présidée par Christian Bourquin. C’est la meilleure façon d’être efficace et de pouvoir changer !

4. Dans le quartier, les loyers augmentent. Ma mère a reçu plusieurs propositions de rachat de son appartement par des agents immobiliers. Je trouve cela inquiétant. Si vous êtes élue, que
ferez-vous pour faciliter l’accès au logement ?
Vous avez raison de vous inquiéter car les agents immobiliers savent souvent plus de choses avant les particuliers. L’exemple que vous citez montre bien que ce quartier aiguise les convoitises et que nous risquons, une nouvelle fois, de voir des changements au détriment des classes moyennes. Ma première priorité est donc de favoriser l’accès de tous à un logement décent et digne. Notre quartier est en pleine mutation et beaucoup d’habitants sont inquiets des changements induits par les travaux. Nous constatons tous qu’un immense chantier à ciel ouvert défigure complètement notre cadre de vie. Dali avait raison : la gare est devenue le centre du monde…de la spéculation immobilière ! On nous promet 13 000 m2 de bureaux et autant de commerces. Quel gaspillage quant on sait que le coût et la superficie de ces constructions permettraient de loger des centaines de personnes. Ce quartier a une histoire, des racines et une âme. C’est pourquoi, si je suis élue Conseillère générale de votre canton, j’appuierai les démarches de l’Office départemental pour répondre à la demande de logement et faciliter la construction d’habitat à loyer modéré et la réhabilitation d'immeubles anciens. Mon objectif à terme : plus un seul logement vacant, plus une seul logement insalubre ! Je m’engage à travailler pour que les maisons ne soient pas remplacées par des bureaux. Notre quartier a besoin de se moderniser mais sans spéculation financière !

5. L'avenue de la gare est dans un état déplorable. Quelle sera votre action pour la sécurité et la propreté ?
Les sociologues ot montré que l’on respecte davantage un cadre de vie soigné qu’un cadre de vie dégradé. Dans ces conditions, comment voulez-vous instaurer la sécurité et la propreté dans le secteur de la Gare ? En tant que mère de famille, je suis particulièrement préoccupée par le sentiment d’insécurité qui règne depuis trop longtemps. Après le meurtre gratuit de juin dernier, on nous a promis de mobiliser les forces de police. Elles sont aujourd’hui cantonnées à faire la circulation et verbaliser à tout va. Le commissariat de proximité de l’avenue de la Gare avait été créé par Christian Bourquin lorsqu’il était Député mais il n’a reçu aucun soutien pour assurer correctement sa mission. Malgré les nombreuses pétitions que j’ai signées, le gouvernement fait la sourde oreille. La meilleure réponse à l’insécurité, c’est de lutter contre les inégalités qui créent la violence. Si je suis élue, je soutiendrai la politique d’aide aux familles fragilisées, je me battrai pour l’insertion par le travail et pour la rénovation urbaine du quartier. L’insécurité, c’est le résultat d’un laisser aller général. Il faut redonner espoir aux habitants !
6. Les travaux sont en train de tout changer dans le quartier mais personne ne sait vraiment ce qui se passe. Comment faire pour obtenir
plus de transparence ?
On en sait plus par la presse que par la mairie. Un comble ! Peut-être avez-vous lu l’Indépendant de mardi : on y apprend que la société Sacresa Méditerranée, maître d’ouvrage du centre
d’affaires de la gare TGV, a annoncé les prochaines perturbations sur le boulevard Saint-Assiscle. Depuis le début de la semaine, les ouvriers installent les panneaux qui nous informent des
changements. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les habitants se retrouvent devant le fait accompli ! Tout ceci n’est qu’un début puisque nous savons que ces travaux vont prendre une
ampleur gigantesque dans les prochains mois. Le Conseiller Général actuel, Jean Maydat, nous avait promis des travaux et une révolution pour notre quartier. 6 ans plus tard, ce n’est plus une
révolution mais un chaos. Facile de regarder ces changements sans s’inquiéter quand on habite à Collioure ! Concrètement, si je suis élue, je demanderai à la mairie de me transmettre les
informations dont nous manquons et je les porterai à la connaissance des habitants. C’est notre droit et j’entends bien le faire respecter ! Le manque de transparence trahit la volonté de la
mairie et du Conseiller général actuel de cacher les changements que nous allons tous subir. Ce n’est pas bon signe.

7. Comme beaucoup de jeunes, je galère pour trouver du boulot. Que ferez-vous pour aider les jeunes à démarrer dans la vie ?
Votre situation n’est pas exceptionnelle et c’est bien là le problème ! Je pense qu’il faut donner une chance à nos jeunes ! Je suis conseillère en
formation et recrutement et j’entends faire profiter à tous de mon expérience dans ce domaine. L’égalité des chances commence au collège. Si je suis élue, je poursuivrai la politique
d’investissements menée depuis 10 ans pour que l’on mette les moyens là où il y en a besoin, notamment à La Garrigole. Je serai également le relais du Conseil régional, responsable de la
formation, et de la Chambre des métiers. Une personne bien formée a plus de chances de trouver un emploi moins précaire et donc bien payé. Favoriser l’emploi, c’est aussi soutenir l’accès à des
stages professionnels, soutenir la création et reprise d’entreprise et maintenir les commerces de proximité. Voilà ce que je ferai pour aider les jeunes à démarrer dans la vie. Des actions
concrètes pour des résultats rapidement vérifiables.
8. Je suis mère de famille. Comment comptez-vous améliorer les conditions d’accueil des jeunes enfants ?
Comme tout le département, notre quartier vit un véritable baby boom. Les statistiques montrent en effet que le nombre des naissances est en hausse constante. Pourtant, les statistiques montrent
également que notre canton compte près de 400 femmes au RMI. Autant vous dire que notre canton abrite de nombreuses familles fragilisées. Or, nous savons très bien qu’une famille fragilisée, ce
sont des enfants qui ont moins de chances de bien démarrer dans la vie. Je connais bien notre quartier et les besoins de ses habitants. C’est pourquoi je souhaite accompagner l’éducation des
enfants et soutenir les parents en poursuivant les nombreuses actions engagées par le Conseil Général : aides à la famille, préparation à la naissance, bilan de santé en école maternelle,
protection des enfants. C’est notre responsabilité de proposer à chaque famille une réponse adaptée à ses besoins.
9. Je suis né dans le quartier et suis retraité depuis 10 ans. Je trouve la vie de plus en plus dure. Que ferez-vous pour améliorer les conditions de retraite ?
Vous faites le même constat que nous tous. Dans la France d’aujourd’hui, mieux vaut être riche, bien portant et bien logé, que d’avoir un revenu modeste, une santé
fragile et un loyer qui augmente ! L’année a mal commencé puisque 780 000 personnes âgées paieront 116 Euros par an de redevance alors qu’elles en étaient jusque là exonérées. Sans
parler des franchises médicales les franchises médicales et de la hausse des prix des médicaments ! Les mauvaises nouvelles s’accumulent, plus particulièrement pour les
retraités !
La bonne nouvelle, c’est que l’espérance de vie s’accroît pour beaucoup d’entre nous. Mais que signifie bien vieillir ?
Certainement se sentir actif, utile, autonome. Bien vieillir implique donc de pouvoir choisir. C’est l’objectif du Conseil Général à travers les auxiliaires de vie à domicile, le chèque APA,
les résidences seniors, les nouvelles maisons de retraite. Si je suis élue, je m’engage donc à donner à chacun les moyens de conserver son autonomie le plus longtemps possible. La
retraite doit avant tout se vivre à la maison avant de se vivre à la maison de retraite.
10. Je suis un citoyen qui paie ses impôts mais qui constate que tout devient cher. Que proposez-vous pour baisser les charges fixes ?
La mère de famille que je suis se confronte, comme vous, aux mêmes difficultés en fin de mois : je souhaite donc agir en baissant les charges fixes de chauffage, d'eau, de carburant et d'impôt. Je souhaite contribuer au pouvoir d’achat par des mesures concrètes : aide financière pour l'installation de chauffe-eau solaires, utilisation du bois ou de la géothermie pour le chauffage, gestion publique de l'eau, développement des transports collectifs propres et peu coûteux. Je m’engage également à ne pas augmenter les impôts si le gouvernement ne confie pas de nouvelles charges au Conseil Général. L'augmentation du pouvoir d'achat passe également par l'accès à l'emploi. L'aide que nous proposons au financement du permis de conduire pour les jeunes constitue par exemple un atout pour l'accès à l'emploi
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